Infiltration du nerf grand occipital comme traitement de l'Algie vasculaire de la face

Thèse de décembre 2013. Disponible au format PDF dans notre rubrique "A lire"

L'algie vasculaire de la face est responsable de douleurs très violentes et invalidantes dans le territoire orbitaire et péri-orbitaire (innervé par la branche ophtalmique du nerf trijumeau). Des traitements médicamenteux existent et permettent de soulager une majorité des patients. Mais chez certains ces traitements sont inefficaces, mal tolérés ou contre-indiqués. Et ce sont notamment chez eux que les infiltrations de corticoïdes dans le nerf grand occipital sont intéressantes. 10 à 20% des patients sont atteints de la forme chronique, avec des rémissions durant moins d'un mois voire pas de rémission du tout. Ces patients chroniques peuvent également tirer profit des infiltrations car plus volontiers résistants aux médicaments habituellement prescrits. Le nerf grand occipital s'est avéré être une cible intéressante pour les traitements locaux tels que les infiltrations et la neurostimulation électrique sous-cutanée. Son trajet et ses variations anatomiques sont importants à connaître afin de maîtriser au mieux ces pratiques. Le mécanisme d'action des infiltrations s'appuie sur l'existence d'une convergence fonctionnelle centrale entre les fibres sensitives de la branche V1 du nerf trijumeau et celles du nerf grand occipital. Leur efficacité et leur tolérance ont été démontrés par plusieurs études, sur lesquelles se sont basées des recommandations émises très récemment et qui encadrent leurs indications. Le guidage par échographie peut amener un complément intéressant. Il permettrait de potentialiser l'efficacité du geste en visualisant directement le nerf, et réduirait le risque de lésion vasculaire et d'injection intra-vasculaire. Un nouveau site d'injection a également été décrit, avec semblerait-il une plus grande précision que les sites habituels1

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